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Combien de temps dure une due diligence technique

La durée d’une due diligence technique tient dans deux formats. Une lecture ciblée prend 3 à 4 jours ouvrés ; un audit complet prend 2 à 3 semaines. Tout ce qui dépasse ces bornes s’explique soit par un périmètre inhabituel, soit par des frictions côté cible, presque jamais par la complexité technique elle-même.

Ces délais s’entendent du premier accès au code à la remise du rapport. Ils supposent une condition que nous posons dès le cadrage : les accès (repos, data room, agenda du CTO) sont ouverts au premier jour. C’est la variable qui décide de tout le reste.

La lecture ciblée : 3 à 4 jours

Le format court répond à une question précise : y a-t-il dans cette cible un risque technique qui change le deal. Il combine une lecture du code et de l’architecture, un passage sur la data room et un entretien approfondi avec le CTO. Il en sort un avis sur les trois à cinq risques principaux, avec leur sévérité.

Ce format convient aux tickets minoritaires, aux fenêtres compétitives où l’exclusivité n’existe pas, et aux phases amont où le fonds veut savoir si le dossier mérite un audit complet. Ce qu’il ne permet pas : chiffrer précisément une remédiation, vérifier des métriques d’usage en profondeur, ou couvrir la sécurité au-delà des vérifications de base. Il détecte, il ne quantifie pas.

L’audit complet : 2 à 3 semaines

Le format long couvre le périmètre entier : architecture, code, sécurité, équipe, produit, et un volet IA quand la cible en a un. La première semaine est absorbée par la lecture du code et de la data room. La deuxième par les entretiens (CTO, ingénieurs clés, parfois le produit) et les vérifications croisées : ce que disent les logs contre ce que dit le pitch. La troisième par le chiffrage des risques et la rédaction du rapport.

Pourquoi pas plus court : les entretiens ne se compressent pas, parce qu’ils dépendent d’agendas tiers, et le chiffrage des remédiations demande d’avoir tout lu. Pourquoi pas plus long : au-delà de trois semaines, l’exercice ne découvre presque plus rien de neuf, il raffine. Dans un deal, ce raffinement coûte plus en calendrier qu’il ne rapporte en précision. Le prix suit les mêmes logiques que la durée, comme nous le détaillons dans combien coûte une due diligence technique.

Ce qui allonge la durée d’une due diligence technique

Deux causes dominent, et aucune n’est technique.

La qualité de la data room d’abord. Quand la documentation d’architecture n’existe pas, que les métriques arrivent en captures d’écran et que chaque document se demande trois fois, chaque jour d’attente décale le rapport d’autant. Une cible bien préparée fait gagner une semaine ; nous avons décrit ce qu’elle devrait avoir prêt dans notre note sur la préparation d’une due diligence côté fondateur.

La disponibilité du CTO ensuite. L’entretien CTO est le point de passage obligé de l’exercice, et un CTO qui ne peut dégager deux heures avant la semaine prochaine met la due diligence en pause, quelle que soit la taille de l’équipe d’audit. Notons que ces deux frictions sont elles-mêmes des données : une cible qui ne peut pas produire sa documentation ou libérer son CTO en pleine phase confirmatoire dit quelque chose de son organisation.

S’y ajoutent des causes plus rares : un périmètre élargi en cours de route (une cybersécurité qui devient un audit à part entière), des accès au code accordés par morceaux, ou la découverte d’un sujet qui impose de creuser, comme une dépendance non déclarée à un prestataire externe.

Tenir la fenêtre d’un deal compétitif

Quand la fenêtre est courte, la réponse n’est pas de bâcler l’audit complet, c’est de choisir le format en conscience. Une lecture ciblée rendue en quatre jours vaut mieux qu’un audit complet amputé rendu en dix. Dans les process compétitifs, nous voyons de plus en plus de fonds enchaîner les deux : lecture ciblée avant la remise d’offre pour calibrer le prix, audit complet pendant l’exclusivité pour confirmer et préparer les cent premiers jours.

Trois pratiques compressent le calendrier sans rien sacrifier : cadrer le périmètre par écrit avant le premier jour, exiger les accès comme condition de démarrage, et prévoir un point à mi-parcours où les premiers signaux remontent au deal team sans attendre le rapport. Un risque majeur découvert au jour 4 et communiqué au jour 4 laisse le temps de renégocier ; le même risque découvert dans le rapport final au jour 15 peut faire manquer la fenêtre.

Si votre calendrier de deal est déjà fixé et que vous cherchez à y faire tenir l’exercice, notre offre de due diligence technique est construite autour de ces deux formats, précisément pour cette raison.